Intelligences animales et végétales - Cycle de rencontres

S’outiller ou s’entraider ?

Jeudi 28 juin 18:30-20:30

Découvrons comment animaux et végétaux arrivent à surmonter leurs problèmes, en utilisant des outils ou encore d’autres organismes...

L’utilisation d’outils est, tout comme la communication, un argument pour justifier l’intelligence de l’Humain. Cependant, de nombreux animaux utilisent également des outils, notamment pour récupérer plus facilement de la nourriture. On retrouve ce comportement chez la loutre, les primates, le dauphin, les oiseaux etc. A ce propos saviez-vous que nous ne sommes pas les premiers à utiliser l’agriculture pour nous nourrir ?
Les plantes en sont évidemment incapables mais en tant qu’organismes sessiles elles ont besoin de se protéger, elles établissent donc, avec d’autres organismes des symbioses qui leur permettent de se défendre contre les menaces herbivores ou encore les menaces environnementales.

Les primates se servent d’outils, mais ils ne sont pas les seuls ! Saviez-vous que les insectes en utilisent également ? Frédéric JOULIAN, maître de conférence (CNRS) à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS - CNRS-UAPV-AMU) nous racontera l’histoire de plusieurs animaux qui ont trouvés solutions à leurs problèmes en utilisant des outils.

Les plantes en sont évidemment incapables, comment font-elles alors pour se défendre, s’adapter au mieux à leur environnement ? En se “servant” de certains animaux ou micro-organismes pour se protéger se nourrir et même se reproduire ! Isabelle LAFFONT-SCHWOB, professeure (AMU) au Laboratoire Population Environnement Développement (LPED – OSU Pythéas /CNRS-AMU-IRD) nous fera découvrir les alliances intimes que les plantes peuvent avoir avec certains organismes.

S’adapter à un environnement fluctuant est une preuve d’intelligence, insectes et végétaux en seraient donc dotés ? Nous vous invitons à en débattre à l’issue de ces interventions...

Intervenants

  • Frédéric JOULIAN, Maître de Conférences à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Marseille

Frédéric Joulian est chercheur au centre de la vieille charité, à Marseille. Anthropologue, éthologue, primatologue et préhistorien, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est pluridisciplinaire. Très vite fasciné par les travaux de Jane Goodall (première personne à avoir observé et rapporté que les chimpanzés utilisent des outils pour s’alimenter), il mêla l’éthologie (étude du comportement des animaux) à ses recherches préhistoriques. Il a effectué une thèse sur les communautés de chimpanzés de Côte d’Ivoire en intégrant les méthodes de l’éthologie et de l’archéologie. Il fouilla notamment les sites de cassage des noix de chimpanzés qu’il compara à ceux des hominidés des débuts de la préhistoire. Il envisage désormais l’histoire humaine dans un cadre interspécifique, entre les espèces.

  • Isabelle LAFFONT-SCHWOB, Professeur des Universités - Aix-Marseille Université - Laboratoire Population Environnement et Développement / Observatoire des Sciences de l’Univers Institut Pythéas (CNRS, IRD, AMU)

Le monde des plantes ? Je suis tombée dedans quand j’étais petite ! Et des formes végétales éblouissantes, j’en ai vu : quelques années d’enfance au brésil, des études à l’île de la Réunion… pour retourner étudier les interactions plantes et micro-organismes au Mato Grosso (Brésil)… puis, en Méditerranée, avec toujours un même objectif : comprendre comment les plantes s’adaptent à leurs milieux, même les plus stressants. Le « langage » des plantes qui me passionnait enfant est devenu une science : l’écologie chimique, la clef qui permet d’accéder à la compréhension des interactions entre les plantes et leur environnement… et ainsi comprendre comment plantes et micro-organismes associés peuvent ensemble favoriser la colonisation de milieux pollués par les activités industrielles et rendre un service de protection en fixant la pollution. Finalement les plantes et leurs hôtes s’apparentent à de véritables ingénieurs des écosystèmes. De quoi les regarder avec le plus grand respect !

Rendez-vous le 28 juin à 18:30 aux archives départementales,

18-20 rue Mirès, 13003 Marseille
Lieu : Archives départementales de Marseille
Adresse :

18-20 rue Mirès, 13003 Marseille