Evelyne Franquet

Ecologue à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et Ecologie marine et continentale (IMBE).

Parlez-nous de environnement professionnel...

Je m’appelle Evelyne Franquet et je suis Ecologue. Je travaille à l’Université Aix-Marseille et plus précisément à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et Ecologie marine et continentale. Au sein de cet institut je dirige l’équipe « Ecologie des Eaux Continentales », qui a pour vocation l’étude des milieux aquatiques (Lac de haute altitude, lagune, Rivière méditerranéenne, Grand fleuve). Plus précisément il s’agit de comprendre le fonctionnement de ces milieux pour transmettre des connaissances concernant leur gestion, leur conservation ou leur restauration.

Qu’est-ce qui vous a amené à devenir enseignante-chercheur ?

J’ai découvert le métier d’enseignant–chercheur à l’Université Lyon 1, en tant qu’étudiante, j’ai été fascinée par ces chercheurs capables d’être à la fois aux quatre coins du monde, pour leur recherche, et présents en amphi, pour transmettre leurs nouvelles connaissances, leurs interrogations et leur capacité d’observation.

Quel cursus universitaire (autre) avez-vous suivi ?

J’ai fait tout mon cursus universitaire à Lyon 1 : un DEUG B, puis une licence Biologie des populations (BOP), suivie d’une maîtrise BPE (Biologie des Population et des Ecosystèmes), puis un DEA (devenu Master 2) en Analyses des systèmes écologiques, enfin j’ai réalisé une thèse en 4 ans.

Qu’aimez-vous dans la science ?

L’approche scientifique nécessite d’avoir à la fois de la rigueur et de la curiosité pour le monde qui nous entoure. La démarche consiste à observer, à formaliser des questions et à construire des expériences.

De l’observation et de l’expérience, nait la compréhension des processus du vivant. Le chercheur apprend donc chaque jour, c’est cela qui est fantastique.

Que faites vous au quotidien ?

La journée d’un enseignant chercheur est très variable. Il n’y a pas vraiment de routine. Les taches principales sont les suivantes : préparer ou dispenser des enseignements(théoriques ou pratiques), encadrer des jeunes chercheurs (doctorants, master), administrer la recherche et l’enseignement (recherche de financement, organisation, rédaction de rapports), rédiger des articles scientifiques. En tant que professeur je réalise finalement assez peu d’expériences de laboratoire ou de terrain, mon rôle est plus d’encadrer la recherche que de la faire… même si j’arrive encore à me réserver du temps pour me consacrer à ma spécialité l’écologie des Diptères Chironomidés.

Quels sont vos projets de recherche pour 2014 ?

Les projets pour 2014 sont variés, mais une grosse partie de mon travail va se focaliser sur la réhabilitation du fleuve Rhône. L’équipe va étudier le rôle des annexes fluviales (bras morts) dans la conservation et la réhabilitation des biocénoses (plancton, Insectes, Poissons). Il s’agit d’une approche interdisciplinaire, nous travaillons en collaboration avec des géographes, et des chimistes.
La recherche, c’est aussi un métier d’échange. En mai, nous organisons les journées internationales de limnologie et d’océanographie. Il s’agit d’un colloque regroupant des écologues, des océanographes, des chimistes, par exemple, cela sera l’occasion de croiser, à Marseille, les collègues chercheurs du monde entier.