Suivi des dépôts atmosphériques

Le milieu marin est de plus en plus soumis à l’influence anthropique, très directement sur la frange littoral, mais également au large par les retombées atmosphériques qui peuvent des propager très loin. La méditerranée étant une mer oligotrophe, c’est-à-dire pauvre en élément nutritifs, tout apport d’éléments peut être un facteur de développement biologique significatif. Par contre l’apport de contaminants et de polluants peut être un facteur perturbant ou inhibant l’écosystème.

Des mesures ont longtemps réalisées en Corse et au cap Ferrat (par la Station de Villefranche/mer). Ces sites, bien que « terrestres » et éloignées de toute grande agglomération, se voulaient représentatives des retombées en mer.

L’archipel du Frioul, de part sa situation en pleine mer et la proximité de la ville de Marseille et du centre industriel de Fos est certainement plus adapté que les autres stations de prélèvement actuellement en service sur la façade méditerranéenne pour quantifier les apports à la mer, à la fois anthropiques (industriels, et urbains) et naturels (apports sahariens).

Afin de mieux prendre en compte l’influence continentale sur la Méditerranée nord-occidentale, et notamment l’influence des retombées atmosphériques, un collecteur de retombées atmosphériques (sèches et humides) a été installé sur l’archipel proche du point SOMLIT (l’île de Pomègues) associé à une station automatique de mesures météorologiques. Ces équipements font partie du réseau MOOSE qui gère deux autres sites équivalents au cap Béar et au cap Ferrat. Les données concernent l’ensemble des éléments biogènes (minéraux et organiques) et les métaux. Les données sont archivées et mises à disposition par la base de données SEEDO.