Télescopium

TELESCOPIUM ou 400 ans d’histoire de lunettes et de télescopes, avec les collections d’astronomie en Provence, une exposition conçue et réalisée par le Muséum d’Histoire Naturelle, ville de Marseille et l’Observatoire Astronomique de Marseille Provence en 2009 dans le cadre de l’année mondiale de l’astronomie.

L’invention des lunettes et des télescopes au XVIIème siècle et leur développement jusqu’à aujourd’hui ont permis l’essor de l’astronomie moderne. Cette histoire s’illustre à l’aide des instruments utilisés à l’Observatoire de Marseille depuis sa fondation en 1702. Ces instruments nous content l’histoire de l’astronomie instrumentale jusqu’au début du XXème siècle. Il s’agit d’objectifs, de lunettes destinées à l’astronomie de position, d’instruments de passage ou encore de théodolites. Parmi cette riche sélection représentant l’histoire de l’astronomie en Provence, on retient notamment le cercle répétiteur de Borda : le dernier fabriqué dans les ateliers de Lenoir vers 1792 ayant servi à la définition du mètre-étalon.

Moins d’un siècle et demi après l’emploi en 1609 par Galilée du télescope à réfraction, ou lunette, l’éloge du « télescope » fait par Diderot et d’Alembert dans leur Encyclopédie montre l’importance des apports de cet instrument à la science et à l’astronomie en particulier. En 1611, cet instrument n’a toujours pas de nom. Galilée utilise des mots latins comme perspicillum (lentille) ou instrumentum. En italien, il parle d’occhiale, qui comme en français, s’emploie aussi pour les lunettes de vue. C’est lors d’un repas à Rome en l’honneur de Galilée que Federico Cesi (1585-1630) propose le mot latin telescopium pour la première fois. Formé des mots grecs signifiant loin et voir, ce mot se répand rapidement. Il devient telescopio en italien, telescope en anglais, télescope en français, teleskop en allemand… En 1669, Newton réalise un télescope à réflexion où la première lentille est remplacée par un miroir objectif. En France, le mot télescope est réservé à l’instrument utilisant un objectif par réfraction, c’est-à-dire une lentille. Dans d’autres langues, les mots dérivés de telescopium indiquent toujours les deux formes de cet instrument. Le télescope (à réflexion) est aujourd’hui l’instrument principal de l’observation du ciel.

  • Micromètre d’Arago

    Micromètre d’Arago - Photos : Marc Heller Ces prismes biréfringents (un rayon lumineux pénétrant dans le verre est divisé en deux), montés sur réglettes, servaient de micromètres et auraient appartenu à Arago qui en est le concepteur. Ils permettaient, par exemple, de mesurer le diamètre des planètes avec précision. On plaçait ce (...)
  • Micromètres à fil

    Micromètres à fil - Photos : Michel Garofano Les micromètres permettent de mesurer des écarts angulaires dans le ciel, par exemple pour l’observation des étoiles doubles (qui sont en orbite l’une autour de l’autre et dont l’analyse du mouvement orbital permet de déduire la masse). Les micromètres à fil (généralement fabriqués avec (...)
  • Héliomètres pour petit télescope de Short

    Héliomètres - Photos : Michel Garofano / Planche de détail de l’instrument - Mesures de Maths et de Physique, Avignon, Veuve Girard, 1755, planche II Deux héliomètres, de focales différentes, s’adaptent au petit télescope de Short. Leur lentille à grande focale est coupée suivant un diamètre et les deux moitiés coulissent l’une par (...)
  • Petit télescope de Short

    Petit télescope de Short - Photos : Michel Garofano / Mesures de Maths et de Physique, Avignon, Veuve Girard, 1755, planche III L’instrument fut commandé en 1755 ou 1756 par le Père jésuite Pézenas, alors directeur de l’Observatoire de Marseille. L’inscription « 24 » gravée par le fabricant donne la distance focale en pouces (...)
  • Cercle répétiteur à lunette de Gambey et Cercle répétiteur de Richer

    Cercle répétiteur à lunette de Gambey - Photos : Marc Heller Cercle répétiteur de Richer - Photos : Patrick Figon Inspirés par les cercles répétiteurs de Lenoir qui ont servi à mesurer le méridien terrestre, plusieurs fabricants du début du XIXème siècle se sont mis à fabriquer ce type d’instrument pour l’astronomie mais également (...)
  • Théodolite d’Eichens et Théodolite de Gambey

    Théodolite d’Eichens - Photos : Fagot-Dorval Théodolite de Gambey - Photos : Marc Heller Un théodolite est un instrument pour mesurer des angles horizontaux et verticaux, employé surtout par les géomètres. Les instruments les plus précis ont été utilisés pour la géodésie et l’astronomie. Le grand théodolite de Jesse Ramsden (...)
| 1 | 2 | 3 |